Se réapproprier les bords de Seine au Port-Marly

NicolasThéodet

Au Port-Marly, la Seine est un élément incontournable. C’est pourquoi la collectivité a souhaité réhabiliter son chemin de halage.

La passerelle permet un accès à l’ïle de la Loge. ©CD78/DirMob

Du Pecq à Louveciennes, il est aujourd’hui possible de profiter de la fraîcheur de la Seine à vélo. Ce projet, menée par la commune du Port-Marly, est une voie de mobilité douce qui emprunte l’ancien chemin de halage de la commune. D’une longueur de 1580m, il complète ainsi la première phase des travaux de mobilité douce de la ville, à savoir la pause de la passerelle qui permet de rejoindre l’île de la Loge. Sous maitrise d’ouvrage du SIVOM des Coteaux de Seine, ce projet offre une voie végétalisée et séparée du reste de la chaussée.

Port-Marly prévoit un espace pour chaque type de circulation

La voie piétonne et la voie cyclables sont elles aussi séparées pour assurer plus de sécurité. ©CD78/DirMob

Au bord de l’eau, le chantier devait se fondre dans le paysage. Interdiction donc de bétonner ces bords de Seine qui doivent être un havre de paix pour les promeneurs et les cyclistes. Ainsi, de chaque côté de la voie, un espace de végétation est prévu. Entre la route et la voie, un talus d’une largeur de 2,75m est installé. Assorti d’un fossé, il empêche le franchissement intempestif. Cette zone sera ainsi délimitée par des buissons et de petits arbres. De l’autre côté, une perméabilité végétale entre la Seine et la voie est possible grâce à de grands arbres.

Composée de plusieurs parties, l’enrobée de la route permet aussi de délimiter les espaces réservés à chacun. Alors que les véhicules thermiques circuleront sur une gravelle naturelle, les cyclistes rouleront eux sur un béton désactivé. Cette voie, sera séparée de la voie piétonne. Elle, est composée de béton stabilisé.

Réhabilité les bords de Seine, un besoin historique

Se réapproprier la Seine est un enjeu de territoire. ©CD78/DirMob

Au total, l’aménagement de ce projet est évalué à 2,2M€. Le Département et la Région viennent ainsi en soutien de la commune par une subvention de global de 520 700€, soit. 23% du montant global.

« A l’heure où les villes interrogent leur rapport aux sites naturels, le fleuve devient un repère géographique à partir duquel le territoire urbain se renouvelle. La reconquête de ce territoire passe par la mise en valeur des cheminements en bords de berges », explique la commune de Port-Marly.

Longtemps mis en avant par les peintres et les artistes du 19e siècle, la Seine de l’est Yvelinois reste un élément d’identité du territoire des Yvelines. Valoriser ce patrimoine, c’est aussi permettre aux populations actuels de se réapproprier la Seine et son histoire.